Arrêtez votre jeûne si vous vous sentez mal, si un symptôme se répète ou vous empêche de fonctionner normalement. Une perte de connaissance, une confusion importante, une convulsion, une douleur thoracique ou une difficulté à respirer nécessitent une aide médicale urgente. Ne poursuivez pas le jeûne pour atteindre une heure prévue.
Ce guide concerne le jeûne intermittent pratiqué de sa propre initiative. Pour un jeûne demandé avant une analyse, une intervention ou un examen, suivez les consignes de l’équipe médicale. Les pratiques religieuses obéissent à leurs propres règles.
Sur cette page
Quels symptômes nécessitent une aide urgente ?
Contactez les services d’urgence de votre pays si vous ou une autre personne présentez une douleur ou une pression dans la poitrine, une difficulté à respirer, une convulsion, une perte de connaissance, une confusion sévère, une incapacité à répondre normalement ou des palpitations accompagnées d’un malaise grave. Ces symptômes peuvent avoir de nombreuses causes : il ne faut pas supposer qu’ils viennent simplement du jeûne. [1]
Si une personne est inconsciente ou ne peut pas avaler sans danger, ne lui donnez ni nourriture ni boisson. Appelez les secours et suivez leurs instructions. Le numéro d’urgence varie selon le pays ; utilisez le numéro local.
Quand faut-il arrêter ou raccourcir le jeûne ?
Arrêtez la période de jeûne et réévaluez votre routine si vous avez des étourdissements répétés, une faiblesse inhabituelle, des maux de tête persistants, des nausées, des vomissements, une diarrhée, des difficultés de concentration ou une fatigue qui gêne vos activités. Asseyez-vous ou allongez-vous si vous êtes étourdi et évitez de conduire, de faire de l’exercice ou d’utiliser une machine tant que vous ne vous sentez pas bien. Si les symptômes sont sévères, s’aggravent ou persistent, demandez un avis médical. [2]
Un symptôme ne prouve pas que le jeûne en est la cause. Les étourdissements et la faiblesse peuvent notamment avoir plusieurs explications. L’important est leur intensité, leur répétition, leur évolution et leur effet sur votre sécurité et vos activités.
| Ce que vous remarquez | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|
| Symptôme léger et bref, sans signe de danger | Interrompez ou raccourcissez le jeûne si nécessaire ; notez le contexte et ne cherchez pas à « tenir à tout prix » |
| Symptôme qui revient, s’aggrave ou perturbe la journée | Mettez le jeûne en pause et contactez un professionnel de santé pour en rechercher la cause |
| Symptôme sévère ou risque immédiat (perte de connaissance, douleur thoracique, difficulté respiratoire, convulsion, confusion importante) | Appelez les services d’urgence locaux |
Et si vous prenez un traitement contre le diabète ?
Le jeûne peut compliquer la gestion de la glycémie chez les personnes qui prennent de l’insuline ou certains médicaments contre le diabète. Tremblements, sueurs, faim soudaine, étourdissements, palpitations, faiblesse ou confusion peuvent être des signes d’hypoglycémie, mais seul un professionnel peut vous aider à interpréter la situation. Suivez le plan convenu avec votre équipe soignante et ne modifiez pas vos doses pour jeûner. Une hypoglycémie sévère, une convulsion ou une perte de connaissance exige une aide immédiate. [3]
Si vous êtes diabétique et envisagez de jeûner, parlez-en à votre équipe soignante avant de changer vos horaires. Notre guide sur le jeûne 16:8 et le diabète ne remplace pas un plan individuel pour vos médicaments.
Qui devrait demander conseil avant de commencer ?
Demandez un avis médical avant d’essayer le jeûne si vous avez une maladie chronique ou rénale, prenez un médicament à prendre avec de la nourriture ou qui agit sur la glycémie, êtes enceinte ou allaitez, êtes mineur ou en sous-poids, vous rétablissez d’une maladie ou d’une intervention, ou avez des antécédents de troubles du comportement alimentaire. La liste n’est pas exhaustive : en cas de doute, demandez conseil à un professionnel qui connaît votre situation.
Si le jeûne entraîne des cycles de restriction et de perte de contrôle, une peur de manger ou une détresse importante autour du poids et de l’alimentation, mettez cette routine en pause et cherchez un accompagnement qualifié. Cela mérite du soutien, pas un effort de volonté supplémentaire.
Vous pouvez aussi consulter notre guide pour évaluer si le jeûne intermittent vous convient.
Que faire après avoir arrêté ?
Si vous vous sentez faible ou étourdi, arrêtez l’activité en cours et mettez-vous en sécurité. Si vous pouvez manger et boire sans danger, reprenez une alimentation habituelle plutôt que de compenser ensuite par un jeûne prolongé. Pour un diabète ou un traitement, appliquez les consignes établies avec votre équipe soignante. Si un symptôme grave survient, si vous ne pouvez pas garder les liquides ou si votre état se détériore, sollicitez rapidement une aide médicale.
Si fatigue, maux de tête ou troubles digestifs persistent après l’arrêt, ne présumez pas qu’il s’agit d’une « adaptation ». Faites le point avec un professionnel ; vous pouvez également lire nos pages sur la fatigue pendant le jeûne et la diarrhée pendant le jeûne intermittent.
Questions fréquentes
Dois-je arrêter si j’ai des étourdissements ?
Arrêtez le jeûne si les étourdissements reviennent, sont intenses ou rendent dangereuses la marche, la conduite ou l’activité physique. Asseyez-vous ou allongez-vous. Demandez un avis médical s’ils persistent, s’aggravent ou s’accompagnent d’un autre symptôme préoccupant.
La faim ou un léger mal de tête signifie-t-il toujours une urgence ?
Non. Ces sensations peuvent avoir plusieurs causes et ne suffisent pas à établir un diagnostic. Si elles sont intenses, répétées ou associées à une faiblesse, une confusion ou un malaise, arrêtez le jeûne et demandez conseil.
Est-il prudent de jeûner avec un traitement contre le diabète ?
Ne commencez pas sans en parler à votre équipe soignante. Le risque et les adaptations éventuelles dépendent du traitement et de votre situation ; ne changez jamais une dose de votre propre initiative. [3]
Puis-je reprendre le jeûne quand le symptôme disparaît ?
Pas automatiquement. Si le symptôme était sévère, revient ou peut être lié à une maladie ou à un médicament, demandez conseil avant de reprendre. Si votre horaire semblait trop contraignant, un professionnel peut vous aider à envisager une autre approche.
À retenir
Ne laissez pas la durée prévue d’un jeûne passer avant votre sécurité. Arrêtez en cas de malaise répété ou gênant ; appelez les urgences locales pour une perte de connaissance, une douleur thoracique, une difficulté à respirer, une convulsion ou une confusion sévère. Si vous prenez des médicaments ou avez une maladie, demandez conseil avant de modifier vos heures de repas.
Avertissement médical
Ce contenu est informatif et ne permet pas de diagnostiquer l’origine d’un symptôme. Il ne remplace pas un avis professionnel. Suivez les consignes de votre équipe soignante pour les jeûnes médicaux et ne modifiez pas un traitement prescrit sans son avis. En cas d’urgence, contactez les services d’urgence de votre pays.
Références
- NHS. Fainting — critères d’évaluation et situations nécessitant une aide urgente ; le numéro d’urgence indiqué varie selon le pays.
- NHS. Dizziness — mesures de prudence et consultation si les symptômes persistent ou reviennent.
- National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK). Low Blood Glucose (Hypoglycemia) — signes possibles et risque associé à certains traitements du diabète ; un symptôme seul ne confirme pas une hypoglycémie.